Archives pour Noir et blanc
Promenade dans les quartiers pauvres
Les rues sont étroites, les immeubles penchent dangereusement sur le passant, des guirlandes de linge mis à séché traversent l'espace.
On voit bien que le soleil tappe dur, tout en haut, mais ces ruelles sont si étroites qu'on reste plongé dans la pénombre même en plein midi.
Et puis, on entend bruire mais on ne voit jamais personne. Ou alors, mais seulement parfois, un touriste qui tourne le coin.
Dégustation de Porto dans une échoppe
Je me suis laissé dire que les Portugais n'étaient pas amateurs de Porto… En fait, l'Angleterre fut longtemps l'un des seuls débouchés des producteur de Porto. Petit à petit, d'autres pays s'y sont mis, avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, on préfèrera un porto blanc en apéritif en France, alors qu'on l'aime rouge et en digestif au Canada…
Reste qu'on bon porto, c'est fort apréciable (à condition qu'il soit rouge et servi en fin de repas, bien entendu :o).
Ici, une boutique faisant déguster des touristes :
La rua de Santa Cruz do Castelo
Ou plus simplement, la rue de la Sainte Croix du Château.
Toujours intéressant de noter comment les noms de rues sont affichés. Ici, les plaques sont noires. Et contraste agréablement avec la pâleur des mûrs.
Prostituées à Lisbonne
Curieux : elles ont plus de soixante ans, ont sans doute bénéficié d'un certain charme à une certaine époque mais n'en ont plus depuis longtemps, si ce n'est ce rouge à lèvre pimpant qui jure et des souliers à talons hauts trop étroits… Elles s'assoient sur des boites de carton ou de plastique dans cette rue, le soir, et lisent tranquillement. Un passant jette parfois un oeil, qu'il rattrape aussitôt !
Vraiment curieux, nous n'en revenons toujours pas. À quoi ressemble leur client type ? Un vieux complètement saoul ? Ou alors un émigré sans le sou ? Je n'ai pas été m'enquérir du prix d'une cravate de notaire chez-elles, mais c'est sans doute abordable quel que soit le budget !
Ma blonde sur les remparts
Sans doute l'une des photos qui me plait le plus… Nous étions sur les remparts du castelo Sao Jorge, à Lisbonne. Ce château est planté tout en haut de l'une des sept collines de Lisbonne (oui, Lisbonne est une ville en pente - on le sent d'ailleurs rapidement après deux jours de marche…).
Petite histoire : Lisbonne fut reprise aux Maures au début du dernier millénaire (en 1147, pour être plus précis). Un Portugais, Alfonso Henriques, mena cette bataille avec les croisées venus de plus haut. La prise de Lisbonne fut d'ailleurs la seule victoire de la seconde croisade.
Le château de Sao Jorge est un élément clé de cette bataille : une fois pris, il permit aux croisées et aux Portugais de contenir les assauts mauresques qui ne manquèrent pas de suivre. Sa position est stratégique dans la mesure où il est construit au sommet de la plus haute colline de Lisbonne et que ses flancs sont à ce point abruptes qu'on n'y monte pas au pas de course, loin s'en faut. On voit tout Lisbonne de ses terrasses, et tout Lisbonne ne voit qu'un point.
Le château ne pris le nom qu'on lui connait que quelques siècles plus tard. C'est au quatorzième siècle que le roi d'alors, John I, dédia cet endroit à Saint-Georges (un saint surtout connu pour s'être frotter à un dragon).
Aujourd'hui, ce château est l'un des points touristiques de Lisbonne les plus fréquentés. La vue qu'il offre sur la ville vaut bien la marche qui n'en finit plus pour l'atteindre !
:o)
Quelques photos donc.
Un peu avant l'arrivée au sommet :
La statue de Henriques :
La cours intérieure :
Un coté :
Ma blonde dans une cours :
La même, un peu plus loin :
Contre jour :
Un mur :
Le Tage, vu du château :
Une partie de Lisbonne vue du château :
Lisbonne depuis une ouverture pratiquée dans un mur :
Mon Canon 30D fait 5 photos à la seconde, ça parait-tu ?
Toujours jolie en noir et blanc, celle-là…
Vous cherchez la célébrité ? Facile : faites régulièrement les cent pas devant l'opéra Garnier. Cinquante ans après votre mort, des millies d'albums photo japonais vous évoqueront toujours…
Réflexions
Mauvaise composition pour la simple et bonne raison que cette photo n'a pas été … composée ! Photo prise à bout de bras en passant, rue de la Boétie. Jolies réflexions tout de même.







































