Pétards à Colmar
Je ne suis pas certains de pouvoir décrire à quoi ressemble une veille du jour de l'an dans mon quartier… mais essayons.
Imaginez : vous habitez un immeuble de béton de 14 étages. Vous vous tenez au balcon (également en béton) du 4e étage et certaines explosions sont si fortes que celui-ci en tremble. Sous vos yeux, la cadence et le nombre des explosions sont tels qu'un nuage de fumée vous empêche de distinguer correctement les silhouettes qui se déplacent au sol. Quant au bruit, il empêche d'entendre quelqu'un parlant à trois pas.
Ça pète de partout, donc. Certains tirent des fusées. Quelques unes montent bien sagement et pètent selon les indications du constructeur. Mais beaucoup d'entre elles partent n'importe comment et finissent contre la façade d'un immeuble ou sur un balcon comme le nôtre. (Quatre balcons cramés dans les immeubles circonvoisins au nôtre cette année !)
En arrière-plan, des cars de CRS, des voitures de policiers, des voitures de pompiers vont et viennent dans la fumée… Une impression de deuxième guerre mondiale, littéralement.
Bien entendu, tout ceci n'est pas permis par la loi : la vente de pétards est autorisée en Alsace, mais elle ne concerne que des pétards de type K1 (ceux qui ne se lancent pas à l'aide d'une rampe). L'ennui, c'est que l'Allemagne permet la vente de pétards beaucoup plus gros aux adultes. Or, un nombre impressionnant de ces pièces se retrouvent hélas en France, où ce ne sont pas des adultes qui les utilisent mais des adolescents.
Quelques photos prisent du balcon :
- Noter la trajectoire des fusées :
- On en lance un peu partout dans la ville : (Suite…)

