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Photo avant et après traitement

Voici la photo originale - remarquez les hautes lumières brûlées. Je la pensais pas mal, mais hélas perdue :

Saint-Nectaire avant traitement  

La même après un coup de photoshop (bon, je dis un coup, mais j'y ai quand même passé une demi-heure et nul doute qu'un spécialiste aurait fait encore mieux en moins de temps) :

Saint-Nectaire après traitement 

Conclusion : ne jeter pas les photos moches, il est parfois possible d'en récupérer quelques unes.

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Toujours jolie en noir et blanc, celle-là…

Vous cherchez la célébrité ? Facile : faites régulièrement les cent pas devant l'opéra Garnier. Cinquante ans après votre mort, des millies d'albums photo japonais vous évoqueront toujours…

Opéra Garnier 

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Réflexions

Mauvaise composition pour la simple et bonne raison que cette photo n'a pas été … composée ! Photo prise à bout de bras en passant, rue de la Boétie. Jolies réflexions tout de même.

Réflexion 

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Ce midi, près des Champs

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Dans la cours marchande du 26 Champs-Elysées. Le cheval de Troie au ventre creux (en gestation dans l'entresol de l'édifice tout blanc, ci-dessous) fait partie d'une exposition dont j'ai vu l'affiche un peu partout dans les belles portes vitrées des boutiques d'art de l'avenue Matignon. Je n'ai pas noté le nom de la tartiste qui les façonne.  1 Au fait, Poincaré (pas Henri, le mathématicien, mais son cousin germain, Raymond, le vif politicien) habita le 26 avenue de Champs-Elysées en 1908. Un peu d'histoire : les Champs-Élysées L'avenue des Champs-Élysées fut ouverte en 1670 par Le Nôtre (pas Gaston, le traiteur, mais André, le jardinier) sur les ordres de Colbert. Il s'agissait alors de prolonger l'axe central du jardin des Tuileries, qu'on trouvait sans doute un peu exigu. Cette percée à travers les broussailles et les champs de légumes fut bordée de jolis ormes pour égayer ces messieurs et dames les promeneurs. Cela ne réussit toutefois qu'à demie : la dite avenue enjambait le Grand-Égoût (qui était encore à ciel ouvert) à la hauteur de la rue Marbeuf, ce qui en refroidissait plus d'un. En 1710, le duc d'Antin (aka Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin !), fils du marquis et de la marquise de Montespan, fit constuire un pont de pierre au-dessus de cet égoût, ce qui permit d'allonger l'avenue jusqu'à l'emplacement actuel de l'arc de triomphe de l'Étoile. Cet emplacement était alors une butte un peu pénible à gravir. Vers 1770, le marquis de Marigny, frère de madame de Pompadour, la fit niveller (la butte, pas la marquise…). Malgré tous ces beaux efforts, les Champs-Élysées restaient décrits sous Louis XVI comme étant

une zone torride ou glaciale, un champ de boue ou de poussière au terrain rude et inégal disloquant les plus solides carrosses, éreintant les chevaux et anéantissant le piéton.

Elle était peu fréquentée, obscure la nuit et peu sûre. L'établissement d'un poste de Suisses à la barrière de Chaillot (le 73 actuel) et la construction de beaux hôtels, rue du Faubourg-Saint-Honoré, renversèrent la vapeur : on vit rapidement s'établir des jeux de paumes, des jeux de boules, des restaurateurs et des limonadiers — limonadiers où venaient d'ailleurs s'enivrer les filles esseulées du coin, en quête sans doute de beaucoup d'amour et d'un peu d'argent… Un garde rapporta l'incident suivant en novembre 1788 :

Arrêté, vers les huit heures du soir, un abbé avec une négresse, qui disait être son confesseur qui s'instruisait. Relaxés avec injonction à M. l'Abbé de ne pas récidiver à confesser ses pénitentes sous les arbres, nuitamment.

Quelques va-et-vient d'intérêt sur cette célèbre avenue

  • Un cortège de mégères traversa les Champs en 1789. Elles allaient quérir la famille royale à Versailles pour l'installer à Paris (25 bornes à pied, tout de même, fallait être convaincu !).
  • En 1791, un nouveau cortège passe dans le coin : celui-là était allé quérir la famille royale… à Varennes pour l'installer à Paris ! Cette famille royale ne tenait décidemment pas en place. D'intéressants placards avertissaient le badaud : « Celui qui applaudira le Roi sera bâtonné, celui qui l'insultera sera pendu ».
  • Marie-Louise fit son entrée dans Paris le 2 avril 1810 par les Champs-Élysées.
  • La même fit sa sortie le 28 mars 1814, par la même voie, mais sans s'arrêter cette fois.

Anecdotes

  • Le 2 décembre 1804, Philippe Lebon, l'inventeur du gaz d'éclairage, monta à Paris pour le sacre de Napoléon. Il fut assassiné le jour même de 13 coups de couteaux donnés par des rôdeurs dans un fourré obscur des Champs-Élysées.
  • En 1800, l'avenue ne comptait que 6 maisons.
  • Le tsar Alexandre et ses cosaques campèrent sur les Champs pendant 5 mois (du 7 juillet 1815 au 1er janvier 1816).
  • Le 15 décembre 1840, Napoléon revint à Paris par les Champs-Élysées à bord d'une urne.

La plus belle avenue du monde Ce fut vers 1830 que les Champs-Élysées commencèrent à connaître de réels embellissements : trottoirs, contre-allées asphaltées, éclairage au gaz, établissement publics, restaurants, salle de concert, de théâtre, toute la harpe ! Mais c'est le second Empire qui donna aux Champs le faste qu'ils connurent longtemps - voire qu'il connaissent encore - et qui leurs valut le surnom de « plus belle avenue du monde ». Trucs intéressants - Au 15, Hôtel du duc de Morny. Ce joyeux personnage fit construire son hôtel à proximité de celui de sa maîtresse, la comtesse Lehon, laquelle lui donna une fille qui devînt princesse. Morny aimait d'ailleurs rappeler : « Je dis comte à mon père, sire à mon frère, princesse à ma fille ; je suis duc et tout cela est naturel ». Mais le plus intéressant, sans doute, c'est qu'a la suite de trois adultères successifs, le duc de Morny était fils de la reine Hortense, petit-fils de Talleyrand et arrière-petit-fils de Louis XV ! Sans compter qu'il épousa la fille naturelle du tsar Nicolas 1er, ce qui ne gâte rien, bien sûr. - Au 23, manège Petit. À l'emplacement de l'actuel bureau de Thai Airways International se trouvait, en 1892, un manège où on pouvait apprendre à monter à vélo (au rez-de-chaussée) ou encore parfaire ses connaissances (piste de 100 mètres avec virages relevés au 1er étage). - Au 25, l'hôtel de la Païva. Hôtel où vécu la marquise de Païva, une étonnante courtisane qui fut mariée de nombreuses fois, toujours avec des millionnaires qu'elle ruina plus souvent qu'à son tour. C'est le dernier exemplaire des palais qui bordaient les Champs à l'époque de Napoléon III. L'emplacement est aujourd'hui occupé par The Travellers Paris, un club privé. - Au 33, Jardin d'Hiver. À l'emplacement de l'actuel Pizza Pinot débutait le Jardin d'hiver, lequel s'étendait à l'est jusqu'au rond-point. C'était une immense serre avec jets d'eau, volière et fleurs exotiques. Des concerts s'y tenaient - Antoine Sax y lança même son saxophone. - Du 37 au 79, Folie-Marbeuf. Vaste et belle propriété d'agrément appartenant, en 1777, à la marquise de Marbeuf. Curiosité de Paris qui rivalisait alors avec la Folie-de-Chartres (parc Monceau). La Révolution ayant condamné la marquise pour avoir fait semé de la luzerne dans son jardin en lieu et place de bon blé bien nutritif, ce terrain changea de vocation… - Au 73, barrière de Chaillot (emplacement approximatif). Cette barrière fermait les Champs-Élysées de 1732 à 1788. La grille était appuyé à un bâtiment à plusieurs étages fort laid qui fut démoli en 1860. Le casernement pour gardes Suisses contenant 200 hommes. - Au 91, immeuble de l'ancien journal Le Jour, fondé par Léon Bailby. - Au 99, lieu habité par Cécile Sorel en 1900. - Du 101 au 135, le Promenoir de Chaillot. Promenade faite d'un long et large terre-plein gazonné et bien ombragé où les Parisiens aimaient venir s'assoir et manger sur l'herbe, le dimanche. Cette promenade fut aménagée en 1775 et disparut en 1853 lors des travaux d'embellissement. - Du 101 au 115, le Château des Fleurs, établissement analogue au bal Mabille, mais mieux fréquenté. Il offrait une promenade, des concerts, bals, tirs, double illumination au gaz et en verres de couleur (!), flammes de Bengale et feux romains… La totale. C'est à la hauteur du Château des Fleurs que l'italien Pianori tira, sans l'atteindre, deux coups de pistolet sur Napo III, qui passait par là à cheval. Pianori fut guillotiné un mois et demi plus tard (on ne rigolait pas, à l'époque). Ce qui, d'ailleurs, n'empêcha pas Delmarre de tirer lui aussi sur l'Empereur le 10 septembre de la même année (au Théâtre Italien cette fois). - Au 131. Ex-hôtel de l'Astoria. La comtesse de Caumont fut assomée à coups de bûche par son cocher à qui elle avait fait des remontrances. - Au 52-60 (actuel Virgin). Hôtel de Massa, construit par Le Boursier en 1778. Cet hôtel fut vendu en 1788 et confisqué peu après. Par la suite, personne ne voulu l'acheter ni l'habiter étant donnée l'insécurité du quartier. Ce n'est qu'en 1804 que le comte Marescalchi en pris possession. Il y donna des receptions fastueuses, parmi lesquelles un quadrille d'échecs où les pièces étaient représentées par des personnages vivants (on y reconnu la reine de Naples, la duchesse de Bassano et la duchesse d'Abrantès !). Il donna également un bal masqué en 1809 auquel participa Napoléon. L'hôtel appartint ensuite entre autres à un comte, deux comtesses, une baronne et, pour finir, au duc Massa, qui y mourut en 1913. L'hôtel fut racheté en 1928 par un grand magasin (les Galeries Lafayette) qui voulait édifier un complexe commercial à cet emplacement. L'hôtel étant classé, on le fit démonter pierre à pierre en 1928 et réédifier au 38 de la rue du Faubourg-Saint-Jacques. L'hôtel est depuis occupé par la Société des gens de lettres, laquelle fut fondée en 1838 par Balzac, Hugo, Dumas et Sand pour veiller aux droits d'auteur des écrivains. - Au 62 (actuel Quick), cirque Célérobar, qui avait une entrée monumentale. - Au 68, parfumerie Guerlain. Créée en 1828 rue de Rivoli (à l'emplacement actuel du Meurice), transféré ensuite, en 1844, rue de la Paix, puis sur les Champs en 1924. - Au 82 (au fond de la cours), manège Latry. Les femmes du monde et les Anglaises y venaient apprendre à monter un cheval. - Au 92 (actuel Natalys). Une plaque rappelle l'hôtel que Jefferson, ambassadeur des États-Unis, résida de 1785 à 1789. - Au 138 (actuel Grand Optical). Immeuble où habita le banquier américain Vanderbilt. Il eut là une précieuse collection de tableaux et d'objets d'art. - Au 140 (actuel McDonald's). Emplacement de l'ex-hôtel du baron de Rothschild. Sources

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