Renault Alpine A110 Tour de France

Histoire inédite que celle-ci : la marque Alpine fut crée par un concessionnaire Renault de Dieppe (ville de Normandie célèbre chez-nous depuis le débarquement raté des alliés en 1942 : la 2e division canadienne y fut décimée). Ce concessionnaire, Jean Rédélé, avait décelé quelques qualités sportives dans la 4 CV qui faisait alors la fortune de Renault (il fallait avoir un certain oeil, vu le profile de l’engin…). Il s’inscrivit au rallye Dieppe-Rouen et remporta la course.

Emballé comme un bonbon dans son papier, Rédélé s’inscrivit à une autre course, qu’il gagna également, puis à d’autres encore qu’il remporta avec le même brio. Il fit tant et si bien qu’il finit par faire le tour de la France. Mais, c’est dans les Alpes qu’il joua le mieux du bras de vitesse, de la pédale d’embrayage et du chewing-gum : il en fut si fier qu’il nomma sa nouvelle société «Alpine».

Il mit alors au point diverses voitures dont quelques-unes furent basées sur la 4 CV. L’Alpine A106 fut un beau succès. Sa descendante, l’Alpine A108, basée sur la Dauphine, était superbe.

L’Alpine A110, ou Berlinette, succéda à l’Alpine A108 en 1961. Elle était basée sur la Renault R8 (filiation difficilement perceptible…). Cette Alpine fut sans doute la plus agressive de toutes, et peut-être aussi la plus jolie.

Quoi qu’il en soit, j’ai pu photographier une A110 dans la salle d’exposition de Renault sur les Champs Élysées. C’était ce printemps.

Trois-quart face :

L’autre trois-quart face :

Flanc gauche. Noter la photo de Jean Rédélé en arrière-plan :

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