Archives pour March, 2007

Que se passe-t-il après un quart d’heure ?

Sur les toilettes publiques, à Paris, un pannonceau indique que le temps d’utilisation maximal est de 15 minutes :

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Ça l’air de rien vu comme ça, mais imaginez un peu la réunion au cours de laquelle cet important aspect fut déterminé !

(Nous sommes dans la salle de réunion personnelle du président de la Compagnie des lieux d’aisance de passage, SARL au capital social de 1 000 000 de francs. Les discussions vont bon train. Le président va prendre la parole.)

- Mais amis, s’il vous plait… Bon, voilà : comme vous le savez, nous nous réunissons aujourd’hui pour déterminer la durée maximale d’utilisation de nos cabinets de passage. J’ai demandé que chacun d’entre vous chronomètre ses propres activités pendant un mois. Forts de ces statistiques, nous pourrons, je crois, fixer cette durée. Monsieur le conte Lagasse de Burval, pouvez-vous nous donner votre constat le premier ?

- Certe, monsieur le Président… Voici : selon mes calculs, je ne reste jamais plus de trois minutes aux waters lorsque je suis pressé, ce qui est généralement le cas. Par contre, le dimanche avant le déjeuner, il m’arrive de muser, ce qui porte alors mon temps à quinze minutes tout au plus, monsieur le Président.

- Parfait, parfait. Bon, à vous madame de la Pétarade, donnez-nous vos métriques s’il vous plait…

- Monsieur le Président, chacun de mes passages de ce mois a duré entre cinq et huit minutes, la moyenne pondérée étant de six minutes sept seconde et l’écart type, de une minute vingt.

- Bien, bien. Je rappelle à tous que madame de la Pétarade souffre d’occlusions intestinales chroniques assez graves, lesquelles rendent ces statistiques particulièrement intéressantes. Bon, au suivant, monsieur de Breteuil ?

- Monsieur le président, j’ai obtenu une moyenne de … 45 minutes.

(Stupeur.)

- Monsieur le président, vous vous étonnerez sans doute de mon score, mais veuillez considérer qu’étant avocat, j’ai l’habitude d’emporter mes dossiers lorsque je passe au cabinet !

(Rires.)

- Eh bien, vous ne manquez donc jamais de papier…

(Rires.)

- Ha ha ha ! Bien, monsieur de Breteuil, bien, bien… Bon, je vous remercie tous de vous être soumis de bonne grâce à cet important exercice. Je propose que nous laissions à notre Service statistique le soin de compiler vos données. Je profite maintenant de votre présence pour vous faire part d’une décision qui fut rendue hier par notre Service juridique sur un tout autre dossier : Comment obliger l’utilisateur à quitter le cabinet une fois écoulé son temps imparti.

(Le président boit un peu d’eau.)

- Je vous rappelle les options que nous avions retenues : éteindre la lumière, démarrer une puissante sirène et bien entendu, ouvrir la porte. Notre service juridique a planché fermement sur ce problème et a conclu que toute action désagréable pour l’utilisateur, fut-il prévenu, pouvait nous conduire aux tribunaux. Nos chances de remporter tel procès seraient par ailleurs fort minces. Nous avons donc conclu que nous ne ferions rien. Voilà. Nous nous revoyons cette après-midi pour débattre du point soulevé par monsieur de Breteuil la semaine dernière : hormis le vol, quels risques doivent être impérativement couverts par la police d’assurance que nous souscrirons.

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Un peu plus et c’était Cocotte et Pinpin !

À Priac en Bretagne :

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Toile

En Bretagne :

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C’est bien foutu, une toile d’araignée.

J’apprenais tout à l’heure qu’une araignée retisse sa toile tous les jours et qu’elle y met environ une heure, voire un peu plus lorsqu’il vente : pas évident de tisser droit avec le toupet dans les yeux.

On peut d’ailleurs en conclure que les araignées possèdent huit yeux pour ne pas tisser tout croche quand il vente (notez qu’elles auraient également pu opter pour une coupe de cheveux plus courte, mais pourquoi faire simple quand il existe plus compliqué, je vous le demande bien !).

Ce qui leurs fait des semaines de 7 heures de travail, environ. Que font-elles de leurs RTT ? Les spécialistes sèchent sur la question…

Bon, voici comment l’araignée procède : elle établit d’abord le cadre. Ce sont les fils droits rayonnant du centre vers les bords.

Ensuite, en partant du centre, elle étend en spirales assez espacées un fil non collant. Personnellement, je l’appelle le fil conducteur, mais vous pouvez choisir un autre nom.

Lorsqu’elle a terminé, un peu sonnée, elle repart en sens inverse et dépose cette fois un fil gluant tout en récupérant l’autre.

Pourquoi du centre vers le bord puis du bord vers le centre ? Simple : à la fin, complètement abasourdie à force de tourner, elle risquerait de se casser la gueule en restant sur le bord. Elles le comprennent rapidement…

Voici une vidéo montrant une araignée tissant sa toile. Notez les à-coups de moulin à coudre, les sursauts quasi mécaniques, les hoquets industrieux (cliquez sur l’image) :


Araignée tisse sa toile
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Pour compléter cet intéressant panorama sur l’araignée, ajoutons qu’il est rare qu’une araignée file un mauvais coton.

Vous trouverez une base d’images qui vaut le détour ici : cliquez ici.

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À propos du parc Monceau…

Les photos sont ici.

J’ai lu une intéressante notice à propos de l’origine de ce parc : il serait d’inspiration chinoise !

En 1778, Philippe de Chartres, duc d’Orléans, souhaitait posséder, selon la mode du jour, un jardin anglo-chinois. À cette époque, les concepteurs anglais de jardins, voulant créer un nouveau style, s’inspirèrent des récits faits par les missionnaires de retour de Chine. Ceux-ci vantaient les beautées des jardins où, au bord de lacs, des allées serpentaient autour de rochers soigneusement regroupés, empruntaient un petit pont en dos d’âne, contournaient une haute butte à l’arrière de laquelle se découvrait une grotte et que surmontait une pagode au toit retroussé. Toutefois, on n’hésita pas à parler de “jardins chinois”. En France, les créateurs, sans être jamais allés en Asie, copièrent la Chine en Angletetrre. Le jardin, dit alors “anglo-chinois”, prit un aspect extravagant avec une surabondance de “fabriques”, petites constructions au rôle essentiellement décoratif.

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Pas trop menaçant…

… du moins à la voir !

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Colmar, dans la ZUP

Voici où nous habitons à Colmar. C’est dans la ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité), entre la ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire) et le vieux Colmar. L’endroit possède un charme soviétique certain.

C’est quoi une ZUP ? Il s’agit le plus souvent d’une banlieue où habite une forte concentration d’émigrés. Les grands ensembles de HLM y sont communs. Les écoles de ces quartiers sont souvent placées en ZEP ; ces écoles reçoivent des moyens supplémentaires : les employés ont une prime et on place un ou deux élèves de moins par classe.

Quelques perspectives intéressantes à coté de chez ma blonde : tout d’abord, un HLM, son escalier colimaçonnant et un sapin :

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Puis, deux passantes passant dans le coin :

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(Me semble que j’ai déjà publié cette dernière photo, non ?)

Quant à nous, nous habitons un ensemble de cinq tours. Chacune compte 14 étages et chaque étage habrite cinq familles. Faites le compte : 5 tours x 14 étages x 5 familles = 350 familles, soit au moins 500 personnes occupant environ la superficie de trois ou quatre terrains de football américains. Bref, ça génère pas mal de déchets et d’adolescents. Les poubelles devant chez-nous, un matin sur deux (ces poubelles sont ce que rejettent les habitants d’une seule tour) :

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Un petit espace pour la jeunesse du coin.

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L’une des cinq tour :

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Le parking, en sortant de chez-nous :

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Vue cavalière de notre tour :

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Ma rue :

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Les HLM, vus du terrain de football :

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Des passantes devant la piscine municipale :

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