Archives pour November 14, 2006
Résultat du dernier concours
Les gagnants sont, par ordre alphabétique :
Mise à jour d’un article
Rue Saint-Jacques. Nouvelle photo et texte un peu plus long. Bonne lecture !
Rue Saint-Jacques
Noter la présence des deux plaques mentionnant le nom de la rue (la plus récente étant celle de droite).
Pour une raison que j’ignore, mais que j’approuve, la pose de nouvelles plaques à Paris n’est pas toujours suivie de l’enlèvement des anciennes. Ainsi arrive-t-il régulièrement d’en voir deux, voire trois (dans ce cas, l’une des trois est plutôt une inscription gravée dans la pierre de l’immeuble qui la supporte).
Un exemple un peu plus frappant :
Rue de Lanneau
L’une des plus vieille de Paris (1185). Tout près du Panthéon également.
Qu’a-t-elle de particulier, hormis son âge, ses maisons vénérables et ses portes pas vraiment d’équerre ?
Et hormis que même les édifices modernes présentent de curieux angles ?
Ceci tout d’abord : elle comptait, en 1571, 14 libraires, ce qui faisait de cette rue l’endroit le plus fréquenté par les étudiants des nombreux collèges avoisinants. Il semble même qu’il se soit agit de la rue la plus animée et la plus bruyante du Quartier Latin au XVIe siècle.
Et ceci encore : à l’occasion de travaux sur cette rue (ou plutôt : sous cette rue) en 1903, on mit à jour les reste d’un établissement thermal gallo-romain s’étendant sous une partie du Collège de France. On a ainsi retrouvé deux salles circulaires de 17 mètres de diamètre, plus un petite salle rectangulaire et une autre, plus vaste. De nouveaux travaux effectués vers 1935 entraînèrent la découverte de sept nouvelles salles. L’ensemble, qu’il a fallu combler en partie, mesure au moins 70 mètres sur 80 et remonte probablement à l’époque de Marc Aurèle (vers 170).
Impressionnant.
Sept-Voies et Savoie
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1, Rue Valette, Ve arrondissement, près de la Place du Panthéon.
Cette rue, apparue au XIe siècle (il y a mille ans, quand même !) s’appelait alors la rue des Sept-Voies parce que sept chemins y aboutissaient. Ce nom est devenu rue de Savoie vers 1300. En 1878, on lui donna finalement le nom d’un jurisconsulte (Auguste Valette) mort cette année-là.
Or, détail intéressant, le restaurant tout croche qui figure sur cette photo porte le nom d’un met… savoyard à base de fromage ! (Recette ici.)
Je ne sais pas s’il s’agit d’un hasard ou si ce restaurant existait déjà en 1878…
Cela dit, je viens de lire quelques commentaires sur internet à propos de ce restaurant :
En conseil : Le foie gras poilé au Poire (un régale) et une cote de veau de chez Pierre Dubois à tomber par terre ! En dessert, les petits pots de creme…
A ne pas rater: le gâteau de champignons, le foie gras poelé aux poires, la cote de veau, le bouchon chocolat, la nage de clémentine à l’amaretto
La dalle, Momo…
Jeu du cochon
En 1425, selon la revue Le Magasin Pittoresque de 1833, alors que les Anglais dominaient momentanément une partie de la France, on vit à Paris certains jeux Anglais gagner un instant les faveurs du peuple.
La revue cite le jeu suivant, un brin cruel : Le dernier dimanche d’août 1425, dans l’hôtel d’Armagnac situé rue Saint-Honoré, on avait fait dresser un enclos dans lequel on enferma quatre aveugles couverts d’une armure et armés de gourdins. Avec eux se trouvait un cochon destiné à celui des quatre combattants qui viendrait à bout de le tuer.
À un signal donné, les quatre aveugles s’avancèrent donc au hasard pour frapper l’animal dont la mort seule devait finir le combat. Pilotés par les grognements du cochon, ils coururent un peu partout en remuant leur bâton dans de grands moulins… Tant et si bien qu’ils portèrent certes de rudes coups à l’animal mais en recevirent tout autant, ces derniers provoquant des blessures d’autant plus terribles qu’il leurs étaient impossible de les parer…
Cela dit, ce sport, qui tenait davantage du massacre que du combat, ne prit pas.
Groink.