Vieille pratique

Le terrorisme a remis à la mode une pratique fort ancienne : celle de fouiller les passants. Ainsi peut-on lire le paragraphe suivant dans l’Almanach du Voyageur à Paris de 1785 :

BARRIERES DES ENTREES DE PARIS

Ces Barrières, placées aux différentes issues des faubourgs de cette ville, sont occupées par des Commis de la Ferme générale, qui ont droit de visiter les malles, paquets, etc. qui entrent dans la ville, pour reconnoître s’ils ne contiennent rien de sujet aux droits du Roi.

Cette ville ayant aussi deux entrées par eau, soit en montant, soit en descendant, il y a également des Commis dans des pataches à demeure sur la rivière, l’une près de la Rapée, l’autre devant les Invalides. Ils ont le même droit de vérifier tout ce qui arrive par eau.

Aujourd’hui, on fait ouvrir le sac des touristes à l’entrée des monuments. Certains d’entre eux (le Louvre, par exemple) et certains bâtiments administratifs (comme la Préfecture de Paris), possèdent même un détecteur tout à fait semblable à ceux des aéroports.

2 Commentaires »

  1. mom a écrit,

    November 13, 2006 @ 3:30 pm

    la confiance régnait et règne encore………..

  2. syro a écrit,

    November 13, 2006 @ 8:32 pm

    Remarque qu’ils avaient raison : si aujourd’hui la plupart des gens n’ont pas envie de faire sauter le Panthéon, mettons qu’alors, la plupart des gens avaient sans doute envie de passer quelques marchandises en douce…

    Chaque fois que je passe une douane, j’ai un problème de conscience, c’est dire… (Évidemment, dans mon cas, c’est la conscience qui l’emporte… ou alors la peur de se faire épingler ?)

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