Petit week-end à Ammerschwihr et Kaysersberg
Ma blonde gagne régulièrement de petits lots en participant à des concours sur internet. Quelques fois, ils sont plus importants. Cette fois-ci, c’était un week-end pour deux à Ammerschwihr, soit à assez exactement quinze kilomètres de chez nous (Colmar)…
Mais c’était tout de même dépaysant. Nous avons dormi une nuit à Ammerschwihr, puis nous avons profité du dimanche pour (re)visiter les petits villages du coin.
On se les gelait sévère, mais rien de mieux qu’un temps glacial pour éloigner les têtes indésirables du champ de l’objectif :o).
Quelques photos, donc.
Ammerschwihr, vers 7h du matin. Vue de notre chambre (fenêtre ouverte, j’en claquais des dents !) :
De la même chambre, les toits et la vigne gelée, au loin :
Toujours depuis la fenêtre ouverte de notre chambre, les mêmes toits et la même vigne. Photo très semblable à la précédente, mais comme je ne me décide pas, je mets les deux :
(And don’t forget to click on the picture !)
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Comme s’était l’habitude en Alsace, chaque fois qu’un passant plantait une ville, il y poussait un château. Tant et si bien que les Vosges sont maintenant parsemées de ruines. Le territoire du Haut-Rhin n’est pas vaste, mais il aura compté quelques centaines de châteaux. Autant dire qu’à l’époque, si on voulait faire carrière, il fallait être dans la pierre… :o)
Le château impérial de Kaysersberg (à l’arrière-plan ; noter le nid de cigogne sur la tour carré, à l’avant-plan) :
Une autre habitude en Alsace consistait à utiliser des mots alsaciens pour nommer villes et villages. Habitude d’autant plus détestable que ces mots sont imprononçables pour le commun des mortels, et du reste incompréhensible. Par exemple :
Kaysersberg = Quéseur-sssbèrgue = La montagne de l’Empereur
Ammerschwihr = Amer-jvire = La framboise
(Heu, La framboise, c’est une blague. Le nom d’Ammerschwihr vient peut-être du nom que portait ce village vers 870 : « Village d’Amalrich ».)
Gros plan des restes du château :
Autre habitude alsacienne : un habitant sur trois est marchand de vin (selon mes statistiques du moins). Parmi les deux habitants qui restent, le premier est restaurateur, le second vend des bretzels, le troisième, des kouglofs, et le dernier tient un vide grenier l’été et un stand de vin chaud dans les villages de Noël l’hiver.
Bon, c’est pas exactement ça, mais vous voyez l’idée : la gastronomie n’est pas prise à la légère là-bas.
Toujours à Kaysersberg :
Ah tiens, ils ont encore une habitude, les Alsaciens : ils sont incapables de peindre leurs maisons (même les nouvelles) de couleur sobre. Un peu comme les Mexicains, mais dans une autre palette. En tout cas, c’est vif :
Trop zoomée, celle-là, on ne distingue pas la palette :o) Je reprends :
Puis, comme c’était inclus, nous avons mangé au restaurant, ce midi-là, oui Madame ! Je ne me rappelle pas le nom du restaurant, mais en tout cas, c’était coloré :
Tout comme ma tant blonde, d’ailleurs :o)
Le repas était bon, mais le dessert était particulièrement joli :
Et pas mauvais non plus - suffit de regarder la belle gourmandise de cette bonne grand-maman dont les pieds ne touchent même plus terre pour s’en convaincre !
Bref, tout était bien qui finissait bien, aussi reprîmes-nous notre dévoué RAV4 et rentrâmes-nous, sains et saufs, mais replets comme des abbés :
