Sacré Coeur bis
Montmartre.
Je ne sais pas pourquoi, chaque fois que je passe à Montmartre, je prends une photo du Sacré Coeur sous cet angle précis. Peut-être à cause de l’arbre qui occupe le petit coin…
Montmartre.
Je ne sais pas pourquoi, chaque fois que je passe à Montmartre, je prends une photo du Sacré Coeur sous cet angle précis. Peut-être à cause de l’arbre qui occupe le petit coin…
Montmartre.
Photo irréelle qui me fait penser au images de synthèse qu’on produit pour rendre compte d’une construction future. Les personnage y paraissent toujours artificiels, comme ici.
Cimetière de Montmartre. Curieux de voir toutes ces veilles tombes pleines de poussière qui s’entassent dans l’ombre d’un pont métallique. Elles y paraissent hors de leur élément, et comme étonnées. Leur foule immobile et attentive me fait penser aux files de passagers en attente d’un taxi devant les gares parisiennes : on devine un frémissement, mais rien ne bouge jamais.
Cimetière de Montmarte. Les plus vieilles tombes dont les inscriptions sont encore lisibles n’ont guère plus de deux cents ans - la pierre et le marbre ont une durée de vie limitée. Comment laisser une trace plus pérenne de notre passage ? Facile : on ne cesse de nous rabâcher qu’un malheureux sachet de plastique jeté négligemment dans la nature sera encore là dans mille ans… Il suffit donc de fabriquer des pierres tombales en plastique. C’aurait l’avantage d’être moins cher, plus maléable, plus coloré et plus durable. Disney serait enterré sous un formidable Mickey, Napoléon sous un beau gros canon couleur ciel-de-fin-du-monde, et moi, moi, je pourrais encore parler de moi.
Oui, en plastique. Je m’étonne toujours d’être le seul a y avoir pensé.
Rue Caulaincourt. Ces camions - qui ne sont pas rares ici - dorment sans doute en pleine rue dans une proche banlieue de Paris. Vous me direz qu’il vaut mieux être revu par un anartiste que d’être brûlés sans bruit par une meute, et vous n’aurez pas tort.
L’édifice est également remarquable. Ses habitants se reconnaissent par les lunettes de soleil qu’ils portent en permanence.
Rien de particulier si ce n’est la jolie texture changeante du béton. Des générations de graffitis y ont vécu leurs beaux jours.